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Combien de café prévoir pour une entreprise ?

30 juillet 2026

Estimer sa consommation de café en entreprise n'est pas toujours simple. Entre le nombre de collaborateurs, la fréquence des pauses et les habitudes de chacun, plusieurs facteurs doivent être pris en compte pour déterminer le volume réellement nécessaire.

La question se pose surtout dans deux cas : lorsqu'on équipe une entreprise pour la première fois ou lorsqu'on doit réviser ses besoins en café. Pour calculer sa consommation, quelques éléments suffisent : une unité de mesure adaptée, une règle de conversion et quelques semaines d'observation. L'effectif donne une première estimation, mais il ne suffit pas à lui seul. Les jours de présence, les habitudes de consommation, l'accueil de visiteurs ou encore la part de boissons lactées peuvent fortement faire varier les volumes. Voici comment estimer votre consommation, identifier les facteurs qui l'influencent et ajuster vos besoins une fois la machine en service.

Temps de lecture : 10 min · Rédigé par Kawa Nantes, torréfacteur & solution café pour entreprises

L'effectif donne un ordre de grandeur, pas un volume

On cherche spontanément une règle qui convertisse un effectif en kilos, puisque l'effectif est la donnée dont on dispose. La conversion demande simplement un maillon de plus. Ce que vous achetez, ce ne sont pas des salariés, ce sont des tasses servies — et le rapport entre les deux dépend de vos usages.

Deux entreprises de trente personnes peuvent consommer du simple au triple. Dans la première, la machine est à côté de l'imprimante, sur le passage, et sert aussi les visiteurs ; dans la seconde, elle est au fond d'une salle de pause à un étage que personne ne monte. Ajoutez le télétravail, qui a rendu l'effectif inscrit largement théorique : une règle universelle du type « X grammes par salarié » ne peut pas absorber de tels écarts.

La bonne chaîne de raisonnement compte trois maillons : combien de personnes sont présentes, combien de tasses chacune prend, et combien de tasses tient un kilo de grains. Les deux premiers maillons s'observent. Le troisième se calcule.

Du kilo à la tasse : la seule conversion à connaître

Un expresso prélève entre 8 et 9 grammes de café dans le moulin d'une machine à grain. L'arithmétique fait le reste : 1 000 grammes divisés par 8 à 9 grammes donnent environ 110 à 125 expressos par kilo. C'est le seul repère dont vous avez besoin pour passer d'un nombre de tasses à un volume de commande — et inversement, pour vérifier qu'un devis tient debout.

Toutes les boissons ne pèsent pas le même poids sur ce compte, mais les écarts sont moins nombreux qu'on l'imagine. Un allongé prélève la même dose qu'un expresso : la différence tient à l'eau, pas au café. Un cappuccino ou un latte non plus ne changent rien côté grains — ils ouvrent en revanche un poste lait, souvent le plus sous-estimé, sur lequel nous revenons plus loin. Deux préparations seulement déplacent réellement le calcul : les doubles, qui comptent pour deux tasses, et le café filtre en thermos, dont le dosage au litre se révèle plus consommateur par tasse servie. Le décaféiné, enfin, se commande comme une référence à part — encore faut-il que votre machine sache le préparer, ce qui dépend du modèle.

Reste un cas qui échappe entièrement à cette conversion : si vous êtes en dosettes ou en capsules, le volume se compte à l'unité et le coût à la tasse obéit à une autre logique, que nous détaillons dans notre comparaison entre le café en grain et les capsules.

La méthode en quatre temps

Voici le déroulé complet, applicable aussi bien à un site déjà équipé qu'à une installation à venir.

  1. Comptez les présents, pas les inscrits — reprenez le taux d'occupation réel de vos bureaux sur un mois ordinaire, hors ponts et congés. Un effectif de 40 personnes présentes quatre jours sur cinq travaille en réalité comme 32 personnes à temps plein.
  2. Posez une hypothèse de consommation — faute d'historique, partez sur deux tasses par personne et par jour de présence. Ce n'est pas une donnée, c'est une hypothèse de travail : elle sert uniquement à obtenir un premier ordre de grandeur, et elle sera corrigée à l'étape 4.
  3. Faites l'arithmétique — 32 personnes × 2 tasses = 64 tasses par jour, soit 320 tasses sur une semaine de cinq jours. À 120 tasses par kilo, cela représente environ 2,7 kg de café par semaine, soit de l'ordre d'une dizaine de kilos par mois. Toute l'incertitude du résultat se loge dans l'hypothèse de l'étape 2 — et c'est précisément elle que l'étape suivante vient corriger.
  4. Corrigez au relevé réel — après quelques semaines de service, relevez le compteur de la machine, divisez par le nombre de jours ouvrés, et remplacez votre hypothèse par le chiffre obtenu. À partir de là, vous ne travaillez plus sur une estimation mais sur une mesure.

Le compteur ne se discute pas

Toutes les machines à grain professionnelles tiennent un compteur de boissons, souvent détaillé par type de préparation. C'est l'outil de dimensionnement le plus fiable dont vous disposez, et il est déjà dans votre coin café. Notez-le une fois par mois : en trois relevés, vous connaissez votre consommation mieux que n'importe quelle moyenne de marché. C'est aussi le seul argument imparable lors du renouvellement d'un contrat.

Ce qui fait réellement varier le volume

Une fois la mécanique posée, restent les facteurs qui expliquent pourquoi votre chiffre s'écartera de celui du voisin. Ils méritent d'être regardés un par un, parce que chacun se corrige différemment.

Les jours de présence

C'est de loin le premier facteur, et le plus mal pris en compte. Un site en organisation hybride voit sa consommation se concentrer sur deux ou trois jours de la semaine : le volume mensuel baisse, mais les pics quotidiens, eux, ne baissent pas — voire augmentent. Cela n'a aucune incidence sur le nombre de kilos à commander, mais beaucoup sur le débit exigé de la machine, sujet que nous traitons dans notre article consacré au choix d'une machine à café à grain pour entreprise.

Les visiteurs et les réunions

Clients reçus, candidats, prestataires, comités qui s'étirent : ce poste échappe souvent aux premières estimations, alors qu'il se chiffre sans difficulté. Si votre accueil sert du café, comptez-le comme une population à part entière, sur la base du nombre de rendez-vous d'une semaine type. Dans les entreprises qui reçoivent beaucoup, il ne s'agit pas d'un arrondi.

La qualité du café servi

Autant l'assumer, même si l'argument nous dessert : quand le café devient bon, on en boit davantage. Le passage d'un café médiocre à un café fraîchement torréfié se traduit presque toujours par une hausse du nombre de tasses les premiers mois, avant stabilisation. C'est une excellente nouvelle pour l'usage du coin café ; c'est aussi une ligne de commande à réviser à la hausse plutôt que de conclure à une erreur de calcul.

Quel stock garder d'avance

Connaître son volume mensuel ne dit pas encore combien il faut en garder sous la main. Deux contraintes s'opposent : ne jamais tomber en rupture, et ne pas immobiliser un café qui se dégrade.

La règle pratique tient en une phrase : un sachet fermé se conserve plusieurs mois ; une fois ouvert, il donne le meilleur de lui-même dans les deux à trois semaines qui suivent. Ce n'est donc pas le stock global qui demande de l'attention, c'est le sachet entamé. Sur un site qui consomme près de trois kilos par semaine, un conditionnement très volumineux fait gagner au tarif ce qu'il fait perdre en arômes. En pratique, on cale la taille du conditionnement sur la consommation d'une à deux semaines, et on garde le reste fermé, au sec, à l'abri de la lumière et loin de toute source de chaleur.

Prévoyez enfin une marge de sécurité pour les aléas : une commande qui glisse, une semaine plus chargée que prévu, un événement interne. Une réserve fermée équivalant à quelques jours de consommation suffit, et elle ne coûte rien puisqu'elle sera bue de toute façon.

Le café n'est pas le seul poste à prévoir

Un dimensionnement complet couvre tout ce qui se vide. Le lait, d'abord, dès qu'une machine propose des boissons lactées — c'est souvent le poste le plus sous-estimé, et celui qui déclenche le plus d'allers-retours au supermarché du coin. Le chocolat en poudre et les thés ensuite, dont la demande dépend fortement de la composition de vos équipes. Puis les gobelets, touillettes ou tasses, et enfin les produits d'entretien de la machine, qui suivent le même rythme que le café puisqu'ils sont indexés sur le nombre de cycles.

Le plus simple est d'établir la liste de ces postes en même temps que le volume de café, et de la confier au même interlocuteur : c'est très exactement la logique d'une solution café clé en main. Vous trouverez l'ensemble des références disponibles sur notre page dédiée aux cafés et consommables pour entreprise.

Les écarts de dimensionnement les plus courants

Un dimensionnement approximatif se repère vite, et il se corrige tout aussi vite une fois identifié. Il coûte rarement cher en euros ; il coûte en temps passé et en agacement quotidien.

  • Volume sous-estimé — ruptures en fin de période, dépannages en supermarché, réserve personnelle dans les tiroirs. Correctif : relever le compteur et réviser l'hypothèse de départ, pas seulement la commande suivante.
  • Volume surestimé — sachets qui s'accumulent, café ouvert depuis trop longtemps, goût plat. Correctif : réduire le conditionnement avant de réduire le volume total.
  • Postes oubliés — lait ou gobelets achetés en urgence hors contrat. Correctif : intégrer tous les consommables au même relevé.
  • Pic non anticipé — file d'attente le matin, machine en surchauffe. C'est une question de débit, pas de volume : elle relève du dimensionnement matériel.

La dernière ligne mérite un mot, parce qu'elle recouvre deux questions qu'on gagne à traiter séparément. Commander assez de café et disposer d'une machine capable de le servir sont deux problèmes distincts. Le premier se règle avec les repères de cet article ; le second dépend du débit horaire de l'équipement, que nous abordons par taille d'entreprise — par exemple pour un site d'une cinquantaine de salariés.

Ce qu'il faut demander à votre prestataire

Un fournisseur qui connaît le B2B ne vous demandera pas seulement votre effectif. Il posera des questions sur les jours de présence, sur les boissons proposées, sur l'accueil de visiteurs, et il vous proposera de réajuster après les premières semaines. Quatre points méritent d'être clarifiés avant de signer : le volume peut-il être révisé en cours de contrat, dans les deux sens ? Le conditionnement est-il adaptable à votre débit réel ? Existe-t-il un engagement de quantité minimale ? Et qui surveille le niveau de stock — vous, ou le prestataire ?

Ces questions relèvent plus largement de la sélection d'un partenaire, sujet que nous traitons dans notre guide sur la façon de choisir son fournisseur de café en entreprise.

Avec Kawa

Un volume calé sur votre usage réel, pas sur une moyenne. Nous commençons par une visite : effectifs présents, boissons attendues, accueil de visiteurs, place disponible. Le volume est ensuite proposé sur cette base, puis révisé après les premières semaines de service, une fois le compteur relevé. Torréfacteur et non simple distributeur, nous ajustons également le conditionnement à votre débit — pour qu'aucun sachet ouvert ne traîne trop longtemps.

  • Une dégustation sur site avant tout engagement : vos équipes choisissent le café qu'elles boiront.
  • Nos cafés, torréfiés par nos soins, dans le Grand Ouest.
  • SAV en 24 h en Loire-Atlantique, techniciens agréés Jura et De'Longhi.
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